y en a marre !!!
Malgré la bonne volonté affichée et le discours de nos autorités qui se veulent rassurantes et malgré les initiatives de nos diverses associations, force est de constater que la situation ne s’améliore pas aux Pâquis.
Une des causes
La multiplication des points de vente d’alcool ces dernières an-nées provoque des nuisances en constante augmentation. Cette situation est due en grande partie par les tabacs-épiceries «dépanneurs» qui sont ouverts et vendent de l’alcool toute la nuit au mépris de la loi (preuves à l’appui).
Ces établissements génèrent des attroupements de fêtards, de dea-lers et autres noctambules avinés qui parlent fort, cassent des bouteilles, urinent contre les façades, abandonnent leurs déchets sur le toit des voitures ou à même le trottoir et parfois se bagarrent. Les habitants ne peuvent plus dormir convenablement la nuit et les rues sont dans un état lamentable. Par le comportement de leur clientèle irrespectueuse, ces établissements contribuent à la mauvaise image de notre quartier, de Genève et de la Suisse.
Deux poids deux mesures
Les nombreux commerces qui respectent les directives et se soucient du bon voisinage, ont un sentiment de deux poids deux mesures. En effet, nos autorités sont très lestes à sanctionner une enseigne quelques centimètres trop haut ou trop basse, un pot de fleur posé sur la voie publique, une terrasse qui dépasse de quelques centimètres… En revanche, elles ne semblent guère se soucier de la vente d’alcool après les heures autorisées, du tapage nocturne et des autres incivilités sur la voie publique, sans compter les vendeurs de drogues qui agissent en toute impunité au mépris de la loi et des autorités.
Le non-droit gagne du terrain.
Ces derniers mois, les dealers ne se cachent même plus, ils s’installent dans les rues et abordent les passants. Même les préaux d’écoles ne les arrêtent plus. C’est 24 heures sur 24 que ce «petit commerce» reçoit ses clients en toute tranquillité, parfois dérangés par une patrouille de police, mais aussitôt revenus dès qu’ils ont tourné le dos. Se faire détrousser par des voleurs à l’astuce ou des clients de dealers en manque, parfois avec violence, est devenu banal.
Le ras-le-bol des Pâquisards.
Un questionnaire et des entretiens ont été recueillis auprès des habitants et commerçants. Les résultats varient un peu selon les secteurs. Dans la grande majorité, les gens se plaignent de la saleté et du bruit, surtout la nuit, causés par les attroupements devant les établissements ouverts toute la nuit. La présence des dealers est très mal vécue et associée à l’insécurité. Les Pâquisards ont un sentiment de « laisser-faire » de nos autorités. Les commerces ont ras-le-bol de retrouver leur devanture souillée le matin. De l’avis général, il faut que ça cesse. Et vite.
Le quartier des Pâquis a toujours été vivant et doit le rester, mais il est essentiel que les règlements soient respectés pour le bien de tous. C’est pour ces raisons que nous avons envoyé une lettre à nos autorités les sommant d’agir fermement et sans délais.